Récits de voyages autour du monde et réflexions...

Interview d’Adrien et son accordéon | Partie 2

Interview d’Adrien et son accordéon | Partie 2

Après la première partie de l’interview d’Adrien, voici la suite et la fin de l’interview. Pour résumer, Adrien est un voyageur qui est parti à la découverte du monde voila presque 2 ans et qui relate ses aventures avec Julien, son compagnon de voyage, sur leur site Tour du monde de Froggy

 

 

 

Un voyage de ce genre est souvent associé à des galères, confirmes-tu ?

Oui. Je me suis notamment fait voler mon sac a dos et passeport a l autre bout de la Russie et contrairement a d autre pays, j ai été oblige de rentrer en France faut de pouvoir obtenir un nouveau visa Russe.

Mon accordéon a egalement été cassé et ce ne fut pas evident de trouver un endroit pour le reparer sans etre obliger de le renvoyer en Europe.

Le blog a egalement disparu en Chine et avec la censure se fut difficile de réparer le problème informatique mais Julien a bien géré, Sinon ca aurait des centaines d’heure de travail et notre souvenir le plus precieux qui partait en fumee.

 

Une anecdote à raconter ?
Noël 2010 au Népal

Noël 2010 au Népal

Je pourrai raconter le faux-braquage en Bosnie en faisant du stop, la discussion avec un ministre Papou au candidat aux élections présidentielles, comment j ai obtenu un billet gratuit pour la demi-finale de coupe du monde de rugby, notre trek a 5400 mètres d’altitude au milieux des Annapurnas au Népal le jour de Noël, la préparation d’un gâteau au chocolat sans four et sans batteur électrique pour les œufs en neige au Népal, comment on s’est retrouver seul (sans les patrons)dans une ferme de 2000 moutons en Nouvelle Zélande, mon Noël 2011 dans un Tipi au milieu des bois.

Bref, quand on voyage sans plan et qu’on prend le temps de voyager et refuse de dormir dans les hôtels, on ne sait jamais ce qui va se passer dans la journée. C’est pour ça que j’aime voyager.

En seulement 1 an et demi de voyage, j’ai déjà plus d’histoire a raconte qu’un retraite de 80 ans ayant vécu en France.


Concernant la préparation du tour du monde, quelle a été ta préparation initiale ?

J’ai passe beaucoup de temps pour trouver un compagnon de voyage, préparer le blog et trouver des sponsors.

J’ai juste passé un week-end à Paris pour acheter mon équipement, 3 journées pour faire mes vaccins, ½ heure pour acheter mon assurance.

J’ai également passe une journée entière a planifier mon tour du monde sur 500 jours et au final je suis parti depuis 600 jours et je n’ai pas encore fait la moitié de la boucle.

Un bidonville

Un bidonville

Quel est ton meilleur allié en voyage ? (objets, etc.)

Mon accordéon est de loin mon meilleur allié.

C’est à la fois ma carte bleue, un accélérateur de rencontre et mon divertissement et peut-être ma future carrière.

En partant pour ce tour du monde pendant 5 ans (pour dire un chiffre 😉 ), j ai renonce a ma carrière ingénieur mais peut-être que je pourrai vivre toute ma vie de la musique. Une carrière professionnelle beaucoup plus belle.

 

Un conseil à donner aux futurs « tours du mondiste » ?

Si vous n’avez pas de date limite pour rentrer, ne perdez pas de temps a planifier, Suivez le vent, les rencontres, vos intuitions… Le voyage sera d’autant plus beau même si vous n’avez pas les photos de tous les lieux cultes.

 

Le Potala Palace à Lhassa

Le Potala Palace à Lhassa


Un dernier mot pour la route ?

Des cours dans une ONG

Des cours dans une ONG

Le voyage avec un budget proche de zéro devrait être encouragé par tout les gouvernement du monde entier.

Avant d’aller a l’université, on devrait tous partir au mois 6 mois avec seulement 1000 euros en poche.

Le monde serait alors beaucoup plus humain. On s’entraiderait tous. Le covoiturage et le partage d’outil par exemple ferait parti du quotidien.

 

Cependant, la croissance économique est plus important que la croissance du bonheur.

Il est préférable de vendre 10 consoles vidéos plutôt que de voir  10 gamins faire une partie de foot tous ensemble dans la rue avec un simple ballon.

Un enfant pauvre au Népal est plus heureux qu’un riche français.

 

 

J’espère que cette interview vous a plu, n’hésitez pas à faire part de vos remarques dans les commentaires !

 

 

6 Comments

  1. Pour contrebalancer mon commentaire plutôt négatif du premier post je dirais que je suis totalement avec l’idée que le gouvernement devrait plus encourager le voyage à petit budget, et plein d’autres trucs comme allez bosser en vélo…!

  2. La dernière phrase est riche de sens … et rappel combien les choses matérielles n’apportent pas le bonheur

    Merci pour cette découverte 😉

  3. Merci pour la suite de l’interview!

    Les galères sont les souvenirs les plus marquants, je me souviens que j’étais au fin fond de la Tasmanie à faire du stop et le soleil s’était déjà couché, je perdais espoir de trouver quelqu’un quand on m’a pris!

    Tu as la chance de pouvoir jouer de l’accordéon pour susciter la curiosité d’autres personnes! Bon voyage!

  4. Je suis impressionnée par le parcours d’Adrien, sa résilience et son côté droit. Il a trouvé sa voix, ses principes et s’y tient. C’est assez rare pour être signalé!

    Maintenant, je refuse quand même de croire que le fait de voyager avec u minimum de confort nous coupe totalement des habitants des lieux que l’on traverse! Je vais prendre un exemple extrême mais même dans un 5 étoiles, il y a moyen de discuter avec le barman! Je ne pense pas que l’ouverture aux autres soit spécialement conditionné aux conditions de ton voyage (il doit y contribuer) mais si tu es quelqu’un d’ouvert et de curieux, peu importe! Les rencontres, tu vas les faire, parce que tu en as envie.

    • Bien sur qu’on peut rencontrer des gens en voyageant en grand confort.
      cependant l’etre humain (ou du moins moi) choisi toujours la voie la plus facile.
      en refusant de prendre le train ou de payer le logement (meme si on me dit que c’est gratuit), je suis oblige de discuter avec quelqu’un pour que l’on m’emmene quelque part ou pour avoir un toit.

      D’apres l’interview, on peut penser que je vis sans comfort, que je ne fais pas la fete et que je ne me fais pas plaisir. En realite, j’ai un comfort moyen plus que correct (je suis loge environ 1 nuit sur 2 et quand je le suis pas c’est pour etre seul au milieu de la nature), je fais regulierement la fete (2 fois par semaine je suis invite a une soiree) et je me fais plaisir car je vis la plus belle aventure. En faisant du stop, de nombreux conducteurs chef d’entreprise ont ete jaloux de ce que je vis.
      certes je ne fais pas de saut en parachute, de plongee… mais c’est surtout parce que ca ne me fait pas rever.
      Jouer de laccordeon avec une chanteuse sur des morceaux d’Edith Piaf me donne beaucoup plus de frissons.

  5. J’étais d’accord avec les propos. Et puis il y a eu cette phrase :

    « Un enfant pauvre au Népal est plus heureux qu’un riche français. »

    Et je suis désolée, mais même si on le lit souvent, c’est quand même une sacrée ânerie. Le pauvre joyeux, le gentil sauvage, l’indigène qui préfère jouer plutôt que manger. Bien sûr qu’on peut avoir des moments de joie en étant pauvre, et qu’acheter sans cesse de nouvelles affaires ne rend pas plus facilement heureux.
    Mais c’est quand même un sacré raccourci, et une vision très étriquée.
    L’humain n’est conçu pour s’intéresser à son développement personnel que lorsque sa survie est assurée : avoir à manger, à boire, un toit sur la tête, aucun problème de santé.

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